Chapelle des Pénitents Blancs

La chapelle des Pénitents Blancs

Construite au XIVe siècle, à la demande du Pape Jean XXII résidant alors à Avignon, elle accueille, au XVIe siècle, la Confrérie des Pénitents Blancs (peintures murales spécifiques) avant de devenir la Médiathèque Municipale Marc Mielly (historiographe de Noves).
Le contrat de mariage de Laure de Noves, muse du poète Pétrarque, est célébré dans ce lieu en 1325.

De 1320 à 1323, une chapelle est construite à la demande du Pape Jean XXII et à l'emplacement d'une ancienne synagogue. Elle est consacrée à la Vierge Marie et prend le nom de Notre-Dame-d'en-ville en opposition avec l'église paroissiale Saint-Baudile qui se trouve alors en dehors des remparts du village. C'est dans cette édifice qu'est signé, en 1325, le contrat de mariage de Laure de Noves, muse de Pétrarque et de Hugues de Sade.

Au XVI e siècle, Monsieur d'Armagnac, archevêque d'Avignon et seigneur de Noves, autorise la création d'une confrérie des Pénitents Blancs à Noves et lui attribue la chapelle. Les Pénitents ne sont pas un ordre religieux mais un rassemblement de laïcs catholiques qui font dire régulièrement des messes, font la charité et prient pour les membres défunts de leur confrérie.

À la Révolution française la plupart des confréries disparaissent. A Noves, la chapelle est récupérée par la commune qui s'en sert un temps de lieu de réunion avant de la vendre à des propriétaires privés puis de la racheter au milieu du XX e siècle pour y installer des bains-douches publics.

En 1995, le bâtiment est transformé en bibliothèque municipale.
La chapelle est connue aujourd'hui sous le nom de Médiathèque Marc Mielly, nommée ainsi en l'honneur de l'historiographe de Noves.

La chapelle est organisée pour accueillir les lecteurs mais conserve plusieurs éléments architecturaux intéressants comme son abside pentagonale ornée d'un voûte à croisée d'ogive et sa nef rectangulaire. Au moment des travaux d'aménagement, des peintures, datées de la fin du XVIe siècle, ont été découvertes dans l'abside. L'iconographie y est spécifique à la congrégation des Pénitents Blancs. Le partie centrale représente le couronnement de Dieu le Père. Les parties latérales , des anges musiciens et des anges portant les instruments de la passion.

Au sommet de l'édifice se trouve un petit campanile qui abritait deux cloches superposées. Elles ont été fondues à la Révolution Française pour en faire de la monnaie.